Les grandes Bourses européennes devraient peu varier vendredi au cours des premiers échanges dans un contexte de prises de bénéfices qui a fait perdre aux principaux indices l'élan qui leur avait récemment permis d'aligner tout un florilège de records.
A environ 45 minutes de l'ouverture, le CAC 40 est annoncé en progression de 0,1%, le DAX prend théoriquement un peu plus de 0,4% et l'Euro STOXX 50 s'adjuge autour de 0,2% durant les cotations électroniques.
Portées par une solide saison de résultats d'entreprises et l'engouement qui continue de porter la thématique de l'IA et le secteur des fabricants de puces, les places du Vieux Continent ont bénéficié d'une dynamique favorable ces trois derniers mois.
Dans un contexte d'amélioration de la conjoncture économique, les investisseurs voient actuellement le verre à moitié plein et regardent plus loin à l'horizon, espérant un redressement économique plus rapide qu'anticipé par les économistes en 2026 sous l'effet du reflux du choc inflationniste suscité par la guerre contre l'Iran.
Les investisseurs un peu pris de vertige
Depuis le 1er juin, le CAC 40 a gagné près de 6,2% ce qui lui a permis d'inscrire la semaine dernière un nouveau plus haut absolu au-delà de 8 755 points.
La rapidité et l'ampleur de ce mouvement de hausse incitent cependant les traders à prendre une partie de leurs profits, un retournement favorisé par la faiblesse des volumes échangés alors que de nombreux intervenants sont en vacances.
Les valeurs liées à la consommation, au luxe et aux logiciels ont été les plus fortement touchées par les prises de bénéfices cette semaine après leur récent rebond.
A de telles hauteurs, les intervenants commencent à être pris de vertige et l'oxygène commence à manquer. De l'avis des professionnels, il faudrait aux marchés de nouveaux catalyseurs pour continuer à avancer, ce qui a peu de chances de se produire durant cette période de trêve estivale.
Mais la tendance de fond reste porteuse
Les investisseurs ont donc préféré jouer la prudence et les prises de bénéfices ont été favorisées par les chiffres meilleurs que prévu de l'inflation aux Etats-Unis, qui écartent la menace de prochaines hausses de taux de la part de la Réserve fédérale.
En Europe, la tendance boursière reste néanmoins soutenue par un sentiment de marché positif qui conduit les opérateurs à miser sur une fin prochaine de la spirale inflationniste et ses implications favorables au niveau de la consommation et de l'activité économique.
Preuve que l'heure reste aux bonnes nouvelles, l'Euro STOXX 50 se dirige vers une progression symbolique de l'ordre de 0,3% cette semaine.
Et si le CAC et le DAX perdent respectivement 0,7% et 0,1% sur la semaine, les deux indices restent à des niveaux très proches de leurs zéniths.
Wall Street salue le ralentissement de l'inflation
A Wall Street, les investisseurs ont, quant à eux, largement applaudi les chiffres rassurants de l'inflation publiés au cours des derniers jours, qui restaurent la confiance dans un statu quo de la Fed sur les taux à la mi-septembre.
Après les gains de la veille, qui rapprochent les grands indices new-yorkais de leurs sommets, les contrats à terme préfigurent pour l'instant une ouverture stable ce vendredi.
La tendance de cette dernière séance de la semaine pourrait en effet être bien influencée par la série d'indicateurs du jour, à commencer par les chiffres des ventes au détail qui risquent de confirmer la tendance au ralentissement de la consommation aux Etats-Unis.
A Tokyo, l'élan donné par Wall Street a permis à l'indice Nikkei de finir la journée sur une progression de 0,5%. En Chine en revanche, le SSE Composite de Shanghai perdait 0,3% et le CSI 300 cédait 0,1%.
Les taux se détendent, le pétrole reste ferme
Sur le compartiment obligataire, les données rassurantes sur l'inflation publiées tout au long de la semaine ont déclenché un repli des rendements américains, le dix ans revenant à 4,64%, contre plus de 4,75% à la fin juillet.
Le dollar suit le mouvement, l'euro en profitant pour remonter au-delà de 1,1540, au plus haut depuis quasiment deux mois.
Toujours hésitant, le marché pétrolier n'échappe pas aux doutes sur la situation au Moyen-Orient et sur la consommation des ménages américains, qui alimentent les interrogations quant à l'évolution de la demande dans les mois à venir.
Alors que Washington menace l'Iran d'un isolement "jamais vu", loin des dernières promesses d'accord sur le détroit d'Ormuz, le Brent gagne 0,8% à près de 87,8 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,8% à 81,9 dollars. Ce dernier affiche pour le moment des gains de 4,9% sur la semaine.
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